Régulation émotionnelle et sophrologie pendant une période de deuil

Apprendre à apaiser ses émotions, ce n’est pas fuir sa souffrance. C’est se donner les moyens de la traverser avec davantage de douceur.

Un deuil bouleverse profondément. Après la perte d’un proche, les émotions peuvent surgir de manière imprévisible : tristesse, colère, peur, culpabilité, manque, découragement… Certaines personnes ressentent également une grande fatigue, des tensions corporelles, des difficultés à dormir ou l’impression de ne plus parvenir à retrouver leur équilibre.

Il n’existe pas une seule manière de vivre un deuil. Chacun avance à son propre rythme, avec des moments d’apaisement qui peuvent alterner avec des périodes plus difficiles.

Dans ce contexte, la sophrologie peut offrir un espace pour se recentrer, écouter ses ressentis et apprendre à mieux réguler les manifestations émotionnelles et corporelles du deuil.

Elle ne cherche pas à faire disparaître la tristesse ni à accélérer le processus de deuil. Elle permet plutôt de retrouver progressivement des ressources pour traverser cette période avec davantage de douceur.

Voilà les pistes d’accompagnement :

1/ se reconnecter au corps

Dans les périodes de grande souffrance émotionnelle, il arrive que l’on se coupe de ses sensations corporelles parce que ce que l’on ressent est trop douloureux.

La sophrologie invite, au contraire, à revenir au corps et aux sensations, afin de ne pas rester uniquement pris dans les pensées et les ruminations.

Cette démarche peut commencer très simplement :

  • prendre conscience de sa respiration ;
  • observer les tensions corporelles sans chercher immédiatement à les modifier ;
  • ressentir les points d’appui du corps et ses contours pour se recentrer ;
  • porter son attention sur ce qui procure un minimum de calme ou de sécurité.

 

2/ Créer un refuge intérieur apaisant

Fermez les yeux si cela vous convient.

Imaginez un lieu réel ou imaginaire dans lequel vous vous sentez suffisamment bien : un jardin, une plage, une forêt, une pièce familière ou simplement un endroit associé à une sensation agréable.

Prenez le temps d’en percevoir les détails : les couleurs, les sons, la température, les odeurs ou les sensations corporelles.

Respirez tranquillement et laissez cette représentation prendre progressivement sa place. Vous pouvez revenir à cette image lorsque vous ressentez le besoin de vous offrir quelques instants de calme.

Dans un accompagnement sophrologique, ce type de travail peut être personnalisé afin que chacun puisse construire ses propres ressources intérieures.

 

3/ Accueillir une émotion sans se laisser envahir

La sophrologie ne consiste pas à « positiver » à tout prix.

Lorsqu’une personne est endeuillée, lui demander de penser à autre chose ou de voir immédiatement « le bon côté des choses » peut parfois être vécu comme une négation de sa souffrance.

L’objectif est différent : apprendre progressivement à reconnaître ce qui est là, sans jugement, tout en développant la capacité à revenir vers davantage d’apaisement.

Une émotion peut être intense sans occuper tout l’espace : « je suis plus que cette tristesse » ! La respiration, les sensations corporelles et les exercices de relaxation peuvent aider à créer cette distance nécessaire entre ce que l’on ressent et ce que l’on est.

 

Sophrologie et sommeil pendant un deuil

Le sommeil est souvent perturbé pendant une période de deuil.

Difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, pensées répétitives ou réveil très matinal peuvent rendre les journées encore plus éprouvantes. Les techniques sophrologiques peuvent être intégrés à une routine du soir pour améliorer le sommeil.

 

Retrouver progressivement de l’énergie

Le deuil peut donner envie de se retirer, de rester immobile ou de ne plus rien entreprendre.

Ce besoin de ralentir doit pouvoir être respecté.

Mais lorsque cela devient possible, remettre doucement le corps en mouvement est très bénéfique : marcher, respirer dehors, s’étirer, pratiquer la relaxation dynamique… La mobilisation corporelle aide à redynamiser le mental, vous sortant des idées noires pour retrouver progressivement une activité appréciée et vous offrir des pauses de bien-être.

Il ne s’agit pas de « passer à autre chose », mais de réintroduire progressivement de la vie dans le quotidien.

 

 

Sophrologie et deuil à Nîmes : un accompagnement personnalisé

Chaque histoire de deuil est différente. C’est pourquoi les exercices proposés en sophrologie sont adaptés à la personne, à son état du moment et à ses besoins. Une fois intégrés, la personne peut ensuite les réutiliser de manière autonome dans son quotidien.

 

Quand demander un accompagnement ?

Se faire accompagner ne signifie pas que l’on ne peut pas faire face seul.

Cela peut simplement être une manière de ne pas rester seul avec une souffrance devenue trop lourde.

Si le deuil entraîne une souffrance intense et persistante, une grande difficulté à fonctionner au quotidien, un isolement important ou des symptômes préoccupants, la sophrologie peut alors offrir un soutien précieux pour traverser cette épreuve, éventuellement en complément d’un suivi médical s’il y a un risque dépressif.

 

 

Yasmine-Sigrid Vandorpe

Sophrologue à Nîmes

https://www.lasophrologieanimes.fr/



Yasmine Vandorpe

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